Démarche artistique / Artist statement

Stéphanie Locas est une artiste peintre de Montréal, dont la pratique est orientée vers l’acquarelle et la peinture à l’huile.  Titulaire d’un majeur en peinture et dessin de l’Université Concordia, elle crée depuis 2 ans, dans un grand atelier éclairé.  L’ainé d’une famille de 5 enfants, elle puise dans l’histoire du microcosme familial afin de créer des motifs, des monstres et des situations imaginées par un enfant mais enrichies par une expérience  d’adulte.  Les couleurs omniprésentes, certains symboles récurrents et des interprétations toujours personnelles nourissent un monde tiré de ses légendes personnelles. 

Elle explique sa démarche:

‘Je peins de portraits. Ce sont des portraits imparfaits, de petits monstres, des créatures presques humaines mais pas tout à fait. J’aime penser qu’ils existent, même s’ils sont le fruit de mon imagination d’enfant qui s’ennuyait.

Ma famille et moi allions camper, tous les étés, pendant un mois et demi, sur le bord d’un lac.  C’était un mois et demi de pêche ( que je n’aimais pas), de moustiques, de chasse à la grenouille, de marche, de baignade, de promenades en bateau et de toasts sur le barbecue.  Je m’y suis tellement ennuyée, lorsque je n’étais pas en bateau ou dans l’eau du lac; je m’inventais des histoires, des amis imaginaires et des êtres menaçants pour passer le temps.

J’ai découvert une fascination pour les plans d’eau noirs et froids, pour  les montagnes ainsi les pins géants, les érables nus. Je réinterprétais mes vieilles photos de famille, pour en faire une sorte de journal de souvenirs, sans trop savoir ou cela mènerait.  Cette phase m’a permis de comprendre que l’univers que je cherchais se situait plus dans mon imagination que dans la réalité. Je colorais et déformais ce que je voyais pour l’animer d’une étrangeté hypnotisante. J’aime cet environnement, maintenant, car il a abrité mon imaginaire pendant si longtemps. Je le connais comme une partie intégrante du développement de ma personnalité. C’est en m’appropriant cet environnement que j’ai développé une mythologie personnelle, peuplée de créatures étranges, humanoïdes, parfois monstrueuses. J’ai une sorte d’attachement dégoûté  pour ces petits monstres.

Mon projet s’élabore maintenant autour de la poursuite de l’élément romanesque de mes expériences. C’est maintenant la consolidation de ce goût de l’aventure avec ce besoin de réminiscence qui prévaut. Je veux créer un monde imaginaire, certes, mais rattaché à la réalité par mon interprétation de symboles récurrents et d’histoires que je me suis inventées.  Ces petits monstres existeront simplement. ‘

___________

Stephanie Locas is Montreal based painter, whose practice involves mainly watercolor and oil painting. She holds a major in painting and drawing from Concordia University and she’s been creating for 5 years in her home studio. The eldest of a family of five children, she draws on the history of the family microcosm to create patterns, monsters and situations imagined by a child, but enriched by an adult experience. Ubiquitous colors, some recurring symbols and interpretations of  her reality favors a world drawn from his personal legends.

She explains her approach:

‘I paint portraits. These are imperfect entities, little monsters, almost human creatures but not quite. I like to think that they exist, even if they are a figment of my imagination as a child who was bored.

My family and I went camping every summer for a month and a half, on the side of a lake. It was a month and a half of fishing (which I did not like), mosquitoes, hunting frogs, walking, swimming, boating and toast on the grill. I got so bored when I was not in a boat or in the water of the lake, I invented stories, imaginary friends and threatening things to pass the time.

I discovered a fascination for black and cold waters, for the mountains and giant pines,and naked maples . I reinterpreted my old family photos into a kind of diary of memories, without knowing where it would lead. This phase allowed me to understand the world I was looking for stood more in my imagination than in reality. I colored, deformed I saw to animate it with a mesmerizing strangeness. I love this environment, now, because it housed my imagination for so long. I know as an integral part of the development of my personality. By appropriating this environment, I developed a personal mythology populated by strange creatures, humanoids, sometimes monstrous. I have a sort of disgusted attachment  for these little monsters.

My project is now developing around the pursuit of the romantic element of my experiences. Now,  the consolidation of the sense of adventure with this need reminiscence prevails. I want to create an imaginary world, certainly, but related to reality by my interpretation of recurring symbols and stories that I invented. These little monsters will simply exist. ‘

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *